Pour adoucir ces quelques journées d’automne, je vous propose un intermède culinaire. La cuisine russe dans l’esprit occidental se limite généralement aux blinis arrosés de vodkas et servis avec du caviar. Il y a d’autres délicieux clichés que vous vous devez de connaître… mais je ne vous parlerais que de ceux que j’ai testés et approuvés.
- Le borchtch -
D’origine ukrainienne, le borchtch est une soupe à base de betterave. Sa couleur violacée si caractéristique est le symbole d’une cuisine russe séculaire. Le borchtch se déguste brûlant avec quelques pommes de terre en hiver mais également glacé, accompagné d’une cuillère de smetana, en cas de grosse chaleur. La recette du borchtch est très simple (et varie du quitte au double selon les personnes) mais demande un peu de patience. D’un autre côté, c’est une soupe que l’on peut conserver plusieurs jours sans soucis ! Elle n’en est que meilleure…
Les ingrédients :
4 grosses betteraves pelées et cuites entières jusqu’à ce qu’elles soient devenues tendres, coupées en dés ; l’eau de cuisson de ces mêmes betteraves, un gros oignon jaune en dés, 3 grosses tomates en dés, 2l de bouillon, 300g de viande coupée en dés, 3 grosses carottes en dés, 2 pommes de terre en dés et 1/3 de tasse de vin rouge.
Préparation :
Après avoir préparé les betteraves, faire cuire les oignons dans une marmite jusqu’à ce qu’ils soient translucides. Ajouter ensuite la viande, faire dorer. Puis ajouter les carottes, couvrir et laisser cuire environ 10 min.
Ajouter le bouillon et un litre d’eau de cuisson des betteraves, + les betteraves, les tomates et les pommes de terre. Porter à ébullition. Laisser cuire à feu doux, jusqu’à ce que les carottes et les pommes de terre soient tendres puis ajouter le vin rouge. Laisser mijoter 5 à 10 minutes.
Avant de servir, assaisonner. Servir avec dans de grandes assiettes à soupe avec de la crème fraîche (Smetana) et de l’aneth !
- Les pelminis -
Traduire « pelminis » par « raviolis russes » ne leur rend pas justice. Quoique les pelminis ont pendant longtemps été appelé « le repas du chasseur ». Je ne vous donnerai pas de recette ici car je me suis contentée pour le moment d’en acheter des congelés. Une vieille tradition russe consiste cependant à préparer des pelminis en famille pendant des heures, accompagnés de vodkas et chantant des chansons traditionnelles.
J’ai toutefois découvert avant-hier une nouvelle manière de les accompagner –à la russe- moi qui ne mettait que du beurre et un peu de sel, comme de vulgaires coquillettes. Là encore, rien de plus simple : un demi petit pot de Smetana (crème fraîche), deux cuillers à soupe de vinaigre, sel et poivre : mélangez le tout et vous aurez un succulent repas !
Pour les bordelais, sachez que l’épicerie russe cours Victor Hugo en vend.
PS Wikipédia : Enfin, si vous êtes superstitieux et que vous faites des pelmeni à la maison, vous pouvez mettre une pièce en argent à l’intérieur d’une des boulettes. Celui qui aura la pièce attirera à lui la bonne fortune. De même, si vous trouvez une feuille de laurier dans votre terrine de pelmeni, vous attirerez la chance à vous.
- Les Sirnikis -
Les sirnikis sont un dessert très commun en Russie, au même titre que les blinis (crêpes) ou que les pirojkis. Sirniki dérive de Sir, qui veut dire fromage. En effet, les sirnikis sont en réalité des petites galettes de fromage blanc (tvorog) sucrées et dorées à la poêle, accompagnées de Smetana, de miel ou de confiture.
Recette testée il y a quelques jours, facile et délicieuse :
Ingrédients : 250g de tvorog (fromage blanc épais, semblable à de la faisselle), un œuf, 2 ou 3 cuillères à soupe de sucre et un demi verre de farine.
Préparation : Mélanger le tvorog, l’œuf et le sucre. Ajouter ensuite la farine. Bien touiller. Dans une petite cuillère, former une petite boule que l’on trempe dans la farine puis faire dorer à la poêle dans un peu de beurre. Servir encore chaud.
Voici quelques recettes bien agréables lorsqu’il s’agit de combattre le froid et la grisaille perpétuelle qui s’abat sur la ville beaucoup trop tôt ! Comme on dit ici, приятного аппетита !!
Bizarre j’étais persuadée que c’était grec les sirnikis (sirnikis/syrtaki à peu près quoi…). J’essaierai ta recette, je t’en passerai une super aussi. Enfin ici on n’a pas besoin de se réchauffer, il fait 30°, genre le mois de juillet qu’on a pas eu reporté en septembre… je t’écris dans la soirée ou demain (plus probable). Des bisous de tchitchi!
(plus tard t’effaceras les commentaires, qu’on retombe pas dessus 2 ans après en se disant “mon dieu qu’est-ce que c’est que ces conneries”?!) (on s’est retapé tout le skyblog avec clément l’autre jour, gros gros fou rire…)